Le conseil scientifique de l’évaluation du Plan d’investissement dans les compétences (Pic) a rendu son verdict : dans un rapport final, publié hier, il indique que ce dispositif, déployé entre 2018 et 2023, repose sur une “philosophie pertinente”. Le nombre total d’entrées en formation est passé de 801 000 en 2017 à 996 000 en 2023 (en excluant le CPF). Et la probabilité pour un demandeur d’emploi d’accéder à une formation (hors CPF autonome) dans les 12 mois suivant son inscription à France travail a progressé de 8 % en 2017 à 11,4 % en 2022.
Il comporte toutefois quelques ratés. L’accent a été mis sur les formations préparatoires et moins sur les formations qualifiantes. Ce qui traduit une “vraie difficulté du système de formation à s’adapter à ces publics”. Or, la formation qualifiante fait la différence pour l’accès à l’emploi, particulièrement pour les moins diplômés. 67 % des personnes ayant bénéficié d’une formation qualifiante ont trouvé un emploi dans les deux ans suivant leur entrée en formation, soit environ 9 points de pourcentage de plus que celles n’ayant pas suivi de formation. Même si peu d’entre elles ont été fléchées vers les métiers en tension (22,5 % en 2023, contre 21 % en 2019).
Surtout, le ciblage vers les publics vulnérables est resté “très modeste”. Enfin, le comité pointe des problèmes de gouvernance : “la mise en œuvre du PIC a souffert d’une insuffisance de pilotage stratégique territorial impliquant les acteurs”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH