Le titulaire du compte personnel de formation (CPF) qui mobilise son compte participe, sauf exceptions, au financement de sa formation, en vertu des articles L. 6323-4 et L. 6323-7 du code du travail.
Un décret du 30 mars 2026 augmente le montant de cette participation obligatoire pour l’année 2026.
Ce montant passe à 150 euros pour les actions éligibles au CPF pour lesquelles “la demande de souscription est intervenue postérieurement à la date d’entrée en vigueur du décret”, soit le 2 avril 2026.
Concrètement, pour l’année 2026, pour les formations pour lesquelles la demande de souscription est intervenue antérieurement au 2 avril 2026, le “reste à charge” reste fixé à 103,20 euros.
En revanche, le titulaire du CPF devra s’acquitter d’une participation financière obligatoire de 150 euros dès lors que sa demande de souscription est postérieure au 2 avril 2026.
Cette participation obligatoire n’est pas due par les demandeurs d’emploi et par les salariés si la formation fait l’objet d’un abondement complémentaire par leur employeur (abondement en application de l’article L. 6323-4, II, 2° du code du travail).
Elle n’est également pas due lorsque le titulaire du CPF :
- décide de mobiliser tout ou partie des points inscrits sur son compte professionnel de prévention (C2P) pour financer tout ou partie des frais d’une action de formation professionnelle continue en vue d’accéder à un emploi non exposé ou moins exposé aux facteurs de risques professionnels (conformément à l’article L. 4163-8 du code du travail) ;
- fait usage de l’abondement qui lui a été versé en raison d’une incapacité permanente supérieure ou égale à 10 % suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle (en vertu de l’article L. 432-12 du code de la sécurité sociale).
Pour rappel, un décret du 24 février 2026 a fixé des plafonds d’utilisation pour certaines actions éligibles au CPF dont le bilan de compétences et le permis de conduire.

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