Les présidences paritaires des opérateurs de compétences (Opco) ont exprimé, le 26 novembre, leurs vives préoccupations face au cadrage budgétaire imposé par l’Etat pour la période 2026-2028, selon un communiqué commun publié le 27 novembre(*) (à l’exception de l’Opco 2I). Selon la première maquette présentée par la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), leurs frais de fonctionnement devraient être amputés de 200 millions d’euros d’ici à 2028, dont 100 millions dès 2026.
Cette trajectoire soulève des interrogations sur la capacité de ces organismes à maintenir “leurs missions d’accompagnement auprès des branches professionnelles, des entreprises et des salariés”. Les présidences défendent pourtant la pertinence de leur modèle, rappelant que leur contribution au déploiement des politiques de formation a été confirmée par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas).
Tout en reconnaissant les contraintes budgétaires, les Opco plaident pour un lissage des économies demandées à court terme et s’engagent à identifier des pistes de mutualisation. Ils réclament un entretien avec le ministre du travail afin de négocier une trajectoire “responsable et réaliste”, en phase avec les besoins des secteurs qu’ils accompagnent. Les nouvelles conventions d’objectifs et de moyens, qui doivent entrer en vigueur en 2026, sont au cœur de ces discussions.
(*) Les signataires sont l’Afdas, Akto, Atlas, Constructys, Ocapiat, l’Opco EP, l’Opcommerce, l’Opco Mobilités, l’Opco Santé, Uniformation.
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