Le Syndicat national des organismes de formation (Synofdes) a exprimé, dans un communiqué publié le 21 octobre, ses vives inquiétudes face aux arbitrages budgétaires prévus pour 2026. Selon le syndicat, les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale entraîneraient une baisse de 2,2 milliards d’euros des crédits alloués à l’apprentissage et aux aides aux employeurs d’apprentis. Une réduction qui pourrait fragiliser le modèle économique des centres de formation d’apprentis (CFA) et affecter la prise en charge des contrats.
Le Synofdes dénonce une politique de l’apprentissage jugée “instable et court-termiste”, marquée par des phases de “stop and go”. Il pointe également la suppression de l’aide au permis de conduire pour les apprentis, qu’il qualifie d’”injustice sociale et territoriale”.
Le syndicat s’alarme, par ailleurs, de la diminution de 48,63 % des financements destinés à la formation des demandeurs d’emploi, de la réduction du volet national du Plan d’investissement dans les compétences (PIC) et de la fin annoncée de l’intervention de l’Etat dans les Pactes régionaux d’investissement dans les compétences (Pric). Des choix jugés en contradiction avec la loi Plein emploi adoptée en 2023.
Enfin, le Synofdes regrette l’exclusion du bilan de compétences du champ d’éligibilité du compte personnel de formation (CPF), estimant qu’il s’agit d’une “action essentielle pour la sécurisation des parcours professionnels”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH