L’augmentation importante du nombre d’apprentis s’est accompagnée d’un nombre très significatif de ruptures de contrats, selon une étude de la Dares, publiée le 17 juillet. 21 % des contrats d’apprentissage commencés en 2022 sont rompus au cours de leurs neuf premiers mois d’exécution. Un taux plus élevé que ceux constatés pendant la crise sanitaire (17 % et 16 % pour les contrats commencés en 2019 et 2020) et avant la crise (19 % en 2017 et 2018).
Cette progression est plus nette dans les formations du supérieur (18 % en 2022, soit huit points de plus qu’en 2017) que dans le secondaire (26 % en 2022, soit deux points de plus qu’en 2017). A noter également : en cinq ans, les taux de rupture à neuf mois doublent pratiquement chez les employeurs de 250 salariés ou plus alors qu’ils progressent peu chez les employeurs de moins de 50 salariés.
Enfin, ce sont les secteurs peu concernés historiquement par l’apprentissage (information-communication; activités financières et assurance; administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale) qui sont le plus touchés. Mais d’autres secteurs n’échappent à ces abandons, à l’instar de l’hébergement-restauration, de la coiffure et soins de beauté ainsi que des industries alimentaires.
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