CPF : les dotations volontaires des employeurs au compte-gouttes


A la une (brève)

Depuis septembre 2020, les employeurs ont la possibilité d’alimenter volontairement le compte personnel de formation (CPF) de leurs salariés. Pourtant, selon une étude du Cereq, menée en partenariat avec la Caisse des dépôts et rendue publique hier, seules 2,3 % des entreprises de plus de 10 salariés ont eu recours à cette mesure entre 2020 et 2023. À peine un salarié sur mille a pu en bénéficier.

L’enquête met en lumière plusieurs obstacles majeurs. En premier lieu, la méconnaissance du dispositif : 71 % des entreprises déclarent ne pas en connaître l’existence, un phénomène particulièrement marqué dans les petites structures. Les contraintes budgétaires et organisationnelles constituent un deuxième frein, les employeurs jugeant souvent les coûts trop élevés et peinant à libérer du temps pour la formation. La complexité de la plateforme CPF décourage par ailleurs les utilisateurs, en particulier les salariés peu qualifiés.

Malgré ce constat sévère, l’étude révèle quelques signaux encourageants. Parmi les entreprises ayant expérimenté les dotations volontaires, 17 % se déclarent prêtes à renouveler l’expérience, une proportion qui grimpe à 31 % dans les entreprises de plus de 1000 salariés.

Visuel réduit: 
Visibilite: 
privé
Signature: 
Anne Bariet
Supports de diffusion: 
Cacher le visuel principal ?: 
Non
Type de produit: 
Produit d’origine: 
Auteur extérieur: 
Application immédiate: 

Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH