Après un diagnostic présenté hier par la DGEFP, syndicats et patronat formuleront leurs propositions, demain, en vue d’une première ébauche d’accord national interprofessionnel le 2 juin.
Les chiffres révèlent l’ampleur du phénomène : 1,4 million de mobilités professionnelles s’apparentent chaque année à des reconversions, concernant 7,7 % des actifs occupés. Pourtant, seuls 60 000 parcours bénéficient d’un financement, dont 17 630 via le projet de transition professionnelle en 2023.
Le profil des reconvertis interroge : les 25-34 ans représentent 39 % des candidats au changement professionnel, alors qu’ils ne constituent qu’un quart de la population active. A l’inverse, la fréquence des reconversions chute de moitié après 50 ans. Autre enseignement : 40 % des reconvertis accèdent directement à leur nouvel emploi sans formation préalable.
Pour Yvan Ricordeau (CFDT), trois défis émergent : la lisibilité des dispositifs, l’accompagnement et la dimension territoriale, “vrai défi pour le paritarisme”. Michel Beaugas (FO) souhaite examiner “un à un” les mécanismes existants pour déterminer lesquels “peuvent être jumelés” et ceux à “absolument conserver”. Jean-François Foucard (CFE-CGC) met en garde contre des reconversions précipitées vers les seuls métiers en tension, aux conditions difficiles, notamment pour des salariés déjà “abîmés”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH