Dans son dernier rapport publié le 8 avril 2025, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) alerte sur la vulnérabilité des entreprises au risque de dérives sectaires. Et les professionnels RH sont en première ligne.
Le risque concerne le coaching mais aussi les outils de développement personnel utilisés.
S’agissant des outils liés à la recherche du bien-être au travail auxquels peuvent avoir recours – notamment – les “DRH du bonheur” ou directement la direction, le rapport constate dans les signalements reçus que peu de ces démarches “transitent par les départements officiels de la formation. La Miviludes alerte de manière générale sur les pratiques du coaching en entreprise qui “peuvent constituer un moyen pour les groupes ayant recours à des pratiques susceptibles d’être sectaires de pénétrer dans les entreprises, parce qu’elles représentent une ressource financière intéressante ou que leur activité est stratégique, notamment dans un secteur concurrentiel”.
La mission met aussi en garde contre la pratique en gestion des ressources humaines de “grilles de lecture des comportements humains, fondées sur des croyances, qui ne sont par conséquent pas de nature à rendre possible une contestation ou une argumentation critique, peuvent entraîner d’autres risques, d’une nature plus insidieuse” (…) ayant pour objet de « classer » les individus, afin de repérer les forces et les faiblesses de chacun pour entamer un travail personnel et ainsi augmenter sa performance, celle de l’organisation ou de l’entreprise”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH