Lors de la 10e édition des Rencontres pour le travail et l’emploi, organisée, le 4 février, par Prism’emploi, l’organisation professionnelle du travail temporaire, la ministre du travail, Astrid Panoysan-Bouvet, a indiqué que l’emploi des seniors serait un chantier prioritaire pour 2025. Trois leviers sont à actionner, selon elle, pour lutter contre les discriminations de cette catégorie d’actifs : la restauration de l’image des seniors dans le monde professionnel, le maintien dans l’emploi et la facilitation de leur recrutement.
Par ailleurs, il est “nécessaire de simplifier et rendre plus lisibles les dispositifs de conversion et de reconversion professionnelle”, estime-t-elle, en reconnaissant que “les partenaires sociaux y sont prêts”. Elle a précisé que le contrat de professionnalisation pourrait constituer une “porte d’entrée efficace”. Une revendication d’ores et déjà mise en avant par l’ANDRH qui milite pour la création de ce type de contrat sans barrière d’âge pour répondre aux enjeux de reconversion.
Enfin, la ministre a souligné que le “financement de la protection sociale pèse trop lourdement sur le coût du travail”. “A titre d’exemple, pour qu’une femme rémunérée au Smic et locataire voie son reste à vivre augmenter de 100 euros, son employeur devrait lui accorder une hausse de plus de 700 euros, afin de compenser la perte des aides sociales (prime d’activité, APL)”, a-t-elle déploré. Et d’ajouter : “le ministère du travail est souvent perçu comme un ministère social, mais il est tout autant économique que politique”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH