Dans une étude publiée, fin décembre, le Céreq estime que le dispositif des prépas apprentissage, expérimenté depuis cinq ans, de novembre 2018 à fin 2024 a montré “son intérêt et sa pertinence”. Et qu’il a constitué un outil “précieux pour réfléchir à de nouvelles politiques de formation et d’insertion en direction des publics les plus fragiles”. Entre 2019 et 2022, ces formations ont accueilli 61 000 élèves, jeunes mineurs dans un cas sur deux, majoritairement de niveau infrabac. 43 % d’entre eux ont décroché un contrat d’apprentissage à l’issue du dispositif et 1 % un contrat de professionnalisation.
Pour rappel, ce dispositif cible des jeunes ni en emploi, ni en formation, de niveau infra-bac, résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) ou dans les zones rurales à revitaliser (ZRR) ainsi que les personnes en situation de handicap.
Parmi les avantages, ces prépas sécurisent l’entrée dans l’apprentissage, en permettant de confirmer le projet personnel ou professionnel. Pour les entreprises, elles ont pu contribuer à un “élargissement du public cible pour des recrutements en apprentissage”. Reste toutefois un point noir : l’absence d’un pilotage territorialisé qui “aurait permis un positionnement optimal par rapport aux capacités et besoins des territoires”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH