Alors que le ministère du travail vient de lancer une concertation avec les partenaires sociaux sur la “régulation du financement des centres de formation pour apprentis”, l’Igas propose, dans un rapport mis en ligne le 21 novembre, deux scénarios pour le financement de ces établissements ; le système actuel étant “intrinsèquement inflationniste”. Le premier vise à permettre aux branches professionnelles de moduler les niveaux de prise en charge à la hausse comme à la baisse dans le respect d’un cadrage financier fixé par l’État, en fonction du type de formation poursuivie.
Le second propose de fixer un niveau de prise en charge socle déterminé par l’État de chacune des 3 800 certifications actuellement utilisées en fonction de ses priorités, complété par des contributions conventionnelles des branches. Avec, par exemple, un soutien renforcé pour certains niveaux de qualification ou secteurs/ enjeux considérés cruciaux (transition écologique, transformation métiers peu attractifs à forte utilité sociale…).
Au-delà, l’Igas insiste sur la prise en compte de la qualité des formations, en préconisant des financements complémentaires afin d’inciter les établissements à se rallier à cet objectif. Seraient pris en compte les taux d’insertion dans l’emploi, de poursuite d’études ainsi que des questionnaires de satisfaction définis au niveau national auprès des apprentis et de leurs employeurs.
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