A l’approche de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars prochain, Force Ouvrière insiste sur “une transposition rapide, fidèle et efficace” de la directive européenne sur la transparence salariale dans l’optique de réduire les inégalités de salaires entre hommes et femmes. Le projet de loi est censé transposer la directive avant le 7 juin 2026, mais pour l’instant, aucun texte n’a été officialisé. Le gouvernement se serait cependant engagé auprès des partenaires sociaux à le déposer d’ici l’été. Pendant ce temps, les inégalités de salaires persistent à hauteur de 23,5 % selon FO. D’après l’Insee, à temps de travail identique, le salaire moyen des femmes reste inférieur à celui des hommes de 14,2 %. Selon Frédéric Souillot, secrétaire général de FO, “la transparence salariale doit devenir un outil de progrès social, pas un affichage”.
A cette fin, le syndicat prône une “méthode” bâtie autour des trois axes “éviter, réduire et compenser”.
Eviter les inégalités :
- salaires égaux dès l’embauche, priorité au CDI à temps plein ;
- fransparence sur les critères de rémunération et de promotion ;
- transposition intégrale de la directive et révision de l’Index égalité.
Réduire les écarts :
- révision des grilles salariales et des politiques de rémunération ;
- meilleure articulation des temps de vie : congé parental mieux rémunéré, modes de garde suffisants ;
- conditionnalité des aides publiques et contrôles renforcés.
Compenser les injustices :
- cotisations à taux plein pour les temps partiels subis ;
- droits supplémentaires pour la parentalité et l’aidance ;
- revalorisation des pensions pour les carrières hachées.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH