Dans un communiqué commun, les syndicats CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU appellent les députés à rejeter, lors de son examen à l’Assemblée nationale le 22 janvier en séance publique, la proposition de loi visant à élargir les possibilités de travail le 1er mai, afin que le 1er mai “reste un jour férié et chômé”.
Ce texte a déjà été adopté au Sénat en juillet dernier. Il entend modifier l’actuel article L.3133-6 du code du travail pour ouvrir le travail le 1er mai aux établissements et services “dont le fonctionnement ou l’ouverture est rendu nécessaire par les contraintes de la production, de l’activité ou les besoins du public”.
Ce faisant, critiquent les syndicats, cette proposition de loi étendrait le travail le 1er mai à plusieurs sections professionnels, “aux dépens des salariés mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà ouvrir ce jour sans subir la concurrence des grandes entreprises”.
Les syndicats craignent que la remise en cause du caractère exceptionnel du travail le 1er mai ne remette en cause ce jour de repos rémunéré pour l’ensemble des salariés : “Le projet d’établir une liste d’établissements visés, constitue une première brèche et remet en cause la précieuse exceptionnalité du 1er mai. Or à chaque fois qu’un principe est remis en cause, la dérogation s’étend progressivement à toutes et tous. Le travail le dimanche en est l’illustration. Une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être. Quant au « volontariat », ajouté pour rassurer, il n’existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les TPE. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salariés à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouveaux·elles salariés”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH