La CPME, qui participe activement au “conclave” sur les retraites, reste confiante sur son issue. “Cet objectif est impératif pour sortir la France de l’ornière financière dans laquelle elle se trouve, indique un communiqué publié hier par l’organisation patronale. Sans cela, et sans réduction des dépenses publiques, il sera impossible de dégager les moyens financiers indispensables aux investissements – transition climatique, IA – permettant de préparer l’avenir ou d’assurer, à court terme, notre sécurité militaire”.
Selon la CPME, “seul le travail permettra la création de richesses supplémentaires”. C’est pourquoi, la confédération propose d’allonger le temps de travail hebdomadaire d’une heure supplémentaire afin de “préparer l’avenir”. Ce “salaire différé” ne peut en aucun cas être fléché vers d’autres urgences. En clair, “le financement de l’effort de guerre est à chercher ailleurs”.
Le 10 mars, Gilbert Cette, le président du Conseil d’orientation des retraites (COR) avait jugé, dans la revue spécialisée Telos, dérisoire les débats sur l’âge légal de départ à la retraite, face à la nécessité d’augmenter “considérablement” les dépenses militaires. Il appelait les syndicats et le patronat à “ne pas ignorer la gravité de la situation internationale et militaire dans le cadre de leurs discussions”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH