Interrogée vendredi au micro de RTL, la ministre du travail, Astrid Panosyan-Bouvet, est revenue sur les déclarations de François Bayrou lors de sa conférence de presse du 26 juin à Matignon.
Interrogée sur la reprise de négociations, la ministre du travail a précisé qu'”on allait continuer à discuter pendant une dizaine de jours sur le dernier kilomètre”, la ministre ne se satisfaisant pas que les négociations aient achoppé sur la pénibilité. “Il y aura un texte lors du prochain PLFSS. Il faut voir comment on transpose dans la loi les points d’accord entre les partenaires sociaux”.
S’agissant du financement du régime des retraites, Astrid Panosyan-Bouvet, a assuré qu’on “sera à l’équilibre ; c’est une condition sine qua non. Il y aura des efforts partagés entre l’entreprise, les salariés et les retraités”. Elle a confirmé que les pistes de travail seront présentées à partir du 14 juillet. “Tout le monde doit participer à l’effort de redressement des comptes publics”.
“Le compte n’y est pas mais il y a des progrès considérables”, a insisté la ministre du travail citant notamment la décote à 66,5 ans contre 67 actuellement, les retraites des femmes et la réintégration des trois critères ergonomiques dans le C2P en matière de prévention. “Comment ces critères ergonomiques peuvent-ils être pris en compte pour partir plus tôt”, s’interroge-t-elle, citant les deux conceptions qui s’opposent : une approche individuelle et médicalisée (patronat) et une approche collective (syndicats) “et c’est là qu’il va falloir travailler”.
Interrogée sur l’âge de départ et son éventuelle évolution au-delà même de 64 ans, Astrid Panosyan-Bouvet a indiqué qu’il fallait “des ajustements”. “Qu’on arrête avec cette représentation collective de LA réforme des retraites. Des ajustements permanents tenant compte de la démographie, du taux d’emploi, du taux de chômage, de la productivité [sont nécessaires]. C’est le sens naturel des choses”, estime-t-elle.
S’agissant de la gouvernance du régime des retraites, la ministre a souligné que “la gouvernance confiée aux partenaires sociaux comme pour l’Agirc-Arrco” permet de prendre “des décisions difficiles de manière dépassionnée car il y a des ajustements permanents”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH