À l’issue de leur 11e séance de négociation sur les ajustements de la réforme des retraites de 2023, les partenaires sociaux présents (Medef, CPME, CFDT, CFTC et CFE-CGC) ont fixé la date du 17 juin pour conclure leurs travaux. Cette séance finale devrait aboutir, en cas d’accord, à un relevé de conclusions.
D’ici là, un calendrier précis a été établi : les organisations syndicales et patronales mèneront pendant deux prochaines semaines des réunions bilatérales avec la mission pilotée par Jean-Jacques Marette. Ce dernier présentera le 5 juin une synthèse des propositions qui sera ensuite débattue lors des séances des 11 et 12 juin, avant la réunion conclusive.
Le texte devrait inclure plusieurs thématiques cruciales : âge de départ, pénibilité, usure professionnelle, droits familiaux et conjugaux, équilibre financier ainsi que pilotage et gouvernance du système. L’ambition est d’intégrer la plupart des mesures adoptées dans la prochaine loi de financement de la sécurité sociale prévue pour l’automne.
La séance du 15 mai était précisément consacrée à la gouvernance. Un consensus se dégage en faveur d’un pilotage paritaire du système de retraite privé, inspiré de celui de l’Agirc-Arrco. Mais le périmètre de cette gouvernance fait encore débat : la CFE-CGC plaide pour l’inclusion des dispositifs de solidarité et de redistribution tandis que la CPME souhaite exclure les droits non-contributifs. La question reste en suspens.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH