Sur BFMTV lundi 17 mars, Cyril Chabanier, a réagi aux propos de François Bayrou refusant un retour aux 62 ans d’âge légal de départ en retraite dans le cadre des concertations en cours.
Pour le président de la CFTC, “cette déclaration a été incomprise, choquante et inutile”. “Le Premier ministre nous avait dit qu’il laissait faire les partenaires sociaux. On avait une seule condition qui était le retour à l’équilibre pour 6 milliards à 2030 et 15 milliards en 2035. On est en pleine négociation, on essaie de trouver des solutions pour le financement. Le Premier ministre s’était engagé à ce que toutes les solutions que l’on trouverait seraient étudiées pour être mises sur la table. Qu’on nous laisse travailler ! Et ensuite les politiques trancheront”.
Cyril Chabanier a souligné les autres sujets en cours de discussion : la pénibilité, l’égalité salariale, l’âge d’annulation de la décote, l’âge de retraite des femmes, les droits familiaux. Sur le financement, il a également indiqué que “la CFTC n’était pas opposée à un étage supplémentaire de capitalisation (qui existe déjà)” ni à une désindexation pour une partie des retraités les plus aisés, ou encore à une légère hausse des cotisations.
Côté patronal, la CPME maintient sa proposition de financer une partie des retraites par de la capitalisation : “La CPME est prête à agir. De la capitalisation financée par le travail à l’âge de départ indexé sur l’espérance de vie, elle propose des solutions”. Elle souligne que les retraites complémentaires gérées par les partenaires sociaux sont financièrement équilibrées : “L’Agirc-Arrco en est la preuve : excédentaire, stable, géré avec sérieux. À l’inverse, les régimes pilotés par l’État accumulent les déficits et subissent des réformes successives sans vision à long terme”.
Elle conclut ainsi son communiqué : “Stopper les discussions serait donc une erreur”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH