Public/privé: une mobilité peu fréquente qui demande à être accompagnée


A la une (brève)

Selon une étude publiée le 11 décembre 2025 par Apec, les passages du secteur public vers le secteur privé demeurent marginaux – autour de 2 % des effectifs de cadres chaque année – mais connaissent une légère progression.

L’enquête met en évidence les ressorts de ces départs. Nombre de cadres interrogés évoquent un sentiment de désillusion lié à leurs conditions de travail, à la lourdeur des procédures administratives ou à un manque de reconnaissance. Certains contractuels, en quête de stabilité, voient dans le privé une perspective plus sécurisante. Pour la plupart, la transition offre effectivement de “meilleures perspectives de carrière, une stimulation professionnelle accrue et une reconnaissance plus affirmée”.

Mais ce passage n’est pas sans exigences. Les cadres doivent souvent s’approprier les codes du secteur privé, en particulier la logique de rentabilité financière, qui tranche avec les référentiels du service public. Ceux qui n’ont jamais travaillé dans le privé se disent “en demande de repères” pour comprendre ses attentes et ses modes de fonctionnement.

L’étude souligne par ailleurs que la majorité des cadres ayant franchi le pas ont mené leur recherche d’emploi de manière autonome, faute d’avoir identifié des acteurs susceptibles de les accompagner. Le réseau professionnel constitue alors leur principal appui. Certains expriment néanmoins le besoin d’un soutien plus structuré pour appréhender les réalités du marché privé.

Réalisée en avril et mai 2025 par l’institut Viavoice, l’enquête repose sur 34 entretiens individuels, complétés par des échanges menés par l’Apec avec des professionnels de l’accompagnement et des ressources humaines.

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Anne Bariet
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH