Alors que le Sommet pour l’action sur l’Intelligence artificielle (IA) s’est tenu à Paris les 10 et 11 février derniers réunissant des acteurs de plus de 100 pays et cinq continents, la Commission européenne a rendu public les résultats de son baromètre sur l’IA et le futur du travail.
66 % des Européens pensent que les technologies digitales, incluant l’IA, ont un impact positif sur leur travail. Plus précisément, les robots et l’IA sur le lieu de travail sont perçus positivement par 62 % des Européens mais seulement 53 % des Français ayant répondu à l’enquête. L’IA au travail est appréciée par les travailleurs pour améliorer leur sécurité (67 %), prendre des décisions précises (53 %) et répartir les tâches et gérer les plannings de travail (49 %).
Au contraire, les salariés voient l’IA d’un mauvais œil sur d’autres aspects comprenant le licenciement automatique des travailleurs (78 %), leur surveillance accrue (63 %), la sélection des candidats à l’emploi (57 %) ou encore l’évaluation des performances au travail (57 %). Point négatif, près de la moitié des répondants (45 %) affirment ne pas être informés de l’utilisation des technologies numériques par leur employeur.
Pour limiter les risques liés à l’IA au travail, les Européens prônent un management attentif ou prudent (84 %). Ils sont majoritairement favorables au déploiement de règles sur les technologies numériques sur le lieu de travail. Ces règles devant, selon eux, porter sur la protection de leur vie privée (82 %), leur implication dans la conception et l’adoption des technologies (77 %), la transparence dans la gestion des ressources humaines (75 %), l’interdiction des décisions entièrement automatisées (74 %) et la mise en place d’une limite pour la surveillance automatisée des employés (72 %).
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH