L’Assemblée nationale a écarté, hier soir, les deux motions de censure, la première déposée par les groupes LFI, écologiste et communiste, la seconde par le Rassemblement national et l’Union des droites pour la République. Ces initiatives faisaient suite à la décision du Premier ministre, Sébastien Lecornu, de recourir une nouvelle fois à l’article 49.3 pour faire adopter la partie “dépenses” ainsi que l’ensemble du budget de l’Etat pour 2026.
La première motion a recueilli 267 voix, loin de la majorité absolue de 289 voix nécessaire pour renverser le gouvernement. La seconde a obtenu 140 voix.
Sébastien Lecornu a défendu son choix en affirmant qu’aucune alternative “crédible” n’avait été proposée, évoquant des options qui auraient selon lui entraîné “plus de dettes, plus d’importations ou des économies fictives”. Il a qualifié le texte de “budget de sursaut”.
Sur le volet social, la partie “dépenses” du PLF 2026 prévoit notamment un plafonnement de la prise en charge, via le compte personnel de formation (CPF), de certaines actions menant à des certifications inscrites au Répertoire spécifique (RS) ainsi qu’un encadrement renforcé des financements liés aux bilans de compétences. Le texte recentre également le financement du permis de conduire pour véhicules légers via le CPF, en priorité pour les demandeurs d’emploi ou les formations bénéficiant d’un cofinancement et acte une hausse de la prime d’activité.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH