Le tout nouvel élu à la tête de la CPME, Amir Reza-Tofighi, a posé hier, à l’occasion d’un point presse, les premiers jalons de sa politique pour défendre la voix des TPE/PME. Parmi ses points de vigilance figure la préparation du budget 2025. Il refuse toute augmentation du coût du travail, au moment où l’économie “est en train de reculer” mais se dit prêt à plus long terme à revoir le système des allègements de charge, sur la base du rapport des économistes Antoine Bozio et d’Etienne Wasmer.
Par ailleurs, il compte bien peser dans les négociations sur les retraites, “sans ligne rouge” mais sans aller non plus vers “des solutions qui vont coûter de l’argent”. Ce fervent défenseur du paritarisme estime que, si les partenaires sociaux “trouvent un accord, celui-ci fera consensus au sein des politiques”.
S’agissant de l’agenda social autonome, il souhaiterait discuter de la législation du travail, avec parmi ses ambitions, celles de voir le code du travail ne faire “qu’une page” pour laisser toute latitude aux employeurs et salariés pour traiter des relations individuelles et collectives du travail.
Enfin, Amir Reza-Tofighi va constituer sa nouvelle équipe de gouvernance “d’ici à trois mois”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH