Dans un rapport publié hier, l’Inspection des affaires sociales (Igas) formule plusieurs recommandations afin d’intégrer dans les politiques climatiques les enjeux sociaux relatifs aux populations vulnérables et aux travailleurs, parmi lesquelles :
- lancer des travaux d’expertise, y compris au niveau territorial, sur le lien entre changement climatique et santé au travail en France ;
- améliorer l’intégration des différents niveaux de vulnérabilité sociale (y compris pour les travailleurs) dans les planifications existantes en matière d’adaptation et d’atténuation du changement climatique ;
- identifier les territoires économiquement les plus impactés par les effets directs du changement climatique, à court/moyen/long terme, et les conséquences pour l’emploi, incluant les effets en termes de migrations internes.
L’Igas souligne également l’importance du dialogue social en la matière. Pour l’heure, la France reste à la traîne. “La France est dans une situation comparable au reste de l’Union Européenne : selon la DGT, qui s’appuie sur son dernier bilan de la négociation collective disponible (données de 2022), les accords ne comportent que peu de développements sur la transition écologique”, note l’Igas.
Les représentants du personnel interrogés en France et en Espagne ont souligné l’importance de disposer de “ressources supplémentaires” pour “mieux appréhender le sujet du changement climatique : la formation et un temps dédié à ce sujet pour les représentants sont cités comme des leviers souhaitables”.
En Espagne, par exemple, les entreprises, dans le cadre de certaines conventions collectives, peuvent mettre en place un délégué environnement, spécialisé dans les questions environnementales.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH