Selon une étude du cabinet Robert Half publiée le 18 mars 2026, les offres d’emploi de juristes progressent en 2026. Dans le secteur juridique, 30 % des recruteurs prévoient de créer des postes en CDI au premier semestre 2026 (+5 points par rapport au semestre précédent) et 28 % d’entre eux prévoient de recruter des experts en mode projet (+8 points).
Le cabinet spécialisé dans le recrutement explique cette hausse par “l’inflation et la complexification des réglementations” dont des “textes européens à fort impact (CSRD, RGPD, devoir de vigilance, réglementations ESG…) qui font exploser les risques juridiques”.
A noter que les juristes en droit du travail arrivent en tête des recrutements en 2026 (30 %), devant les juristes en gestion des risques (22 %) et ceux spécialisés en conformité (19 %).
Autre tendance : l’IA s’impose comme une compétence clé recherchée par les recruteurs chez les profils juridiques. Parmi les compétences recherchées : maîtrise des outils d’IA autonome (35 %), utilisation de solutions d’IA générative (33 %), et la capacité d’analyse et de recherche (33 %).
Le cabinet Robert Half constate ainsi “la naissance d’un juriste augmenté : d’un côté, il doit piloter des outils d’IA pour automatiser les tâches et gagner en efficacité. De l’autre, et c’est là que réside sa plus grande valeur, il doit plus que jamais faire preuve d’un esprit critique et d’une capacité d’analyse sans faille, de par son expertise, pour contrôler et valider les informations fournies par la technologie”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH