37 % des cadres ayant des enfants mineurs éprouvent des difficultés à équilibrer vie professionnelle et personnelle, soit 10 points de plus que leurs homologues sans enfants à charge, révèle une enquête de l’Apec publiée hier. Cette situation contraint nombre d’entre eux à des renoncements dans leur sphère privée : abandon d’activités de loisirs, report ou annulation de rendez-vous médicaux. Leur carrière en pâtit également : trois cadres parents sur dix estiment manquer des opportunités d’évolution ou de promotion en raison de ces contraintes familiales, contre 23 % pour les autres cadres.
Pour améliorer cette conciliation, les cadres plébiscitent en premier lieu la souplesse organisationnelle. Si 84 % d’entre eux bénéficient déjà d’une organisation flexible du travail, permettant de gérer les imprévus familiaux, cette flexibilité s’avère à double tranchant. Elle génère une pression accrue et une surcharge mentale qui débordent sur le temps personnel, particulièrement pour les mères.
Ces dernières assument davantage la charge parentale : 50 % des mères cadres s’occupent le plus souvent de leur enfant malade, contre seulement 18 % des pères. Ce déséquilibre expose les femmes à des risques pour leur santé mentale : 62 % ressentent un épuisement professionnel, contre 53 % des pères cadres.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH