Alors que l’Assemblée nationale a voté, le 20 novembre, pour la prolongation de l’utilisation dérogatoire des titres restaurant jusqu’à fin 2026, les acteurs du secteur réunis au sein de la Commission nationale des titres restaurant (CNRT) ont exprimé leurs craintes concernant cette mesure ; considérant qu’il s’agit d’”une dénaturation du dispositif”.
S’ils s’accordent sur une “prorogation temporaire de six mois ou un an”, ils se prononcent pour une réforme réglementaire plus globale. Concrètement, ils proposent de faire une distinction entre l’achat de produits alimentaires immédiatement consommables et les produits alimentaires non immédiatement consommables (pâtes, riz, œufs, viande et poissons frais). Cette dissociation serait marquée par deux plafonds d’exonération adaptés à chaque contexte (plus élevé dans le premier cas de figure, moins élevé dans le second) tout en maintenant un maximal journalier à 25 euros afin de ne pas faire du titre restaurant un salaire “déguisé”.
Par ailleurs, ils militent pour une revalorisation progressive des montants (8,75 euros en moyenne actuellement) et pour une réflexion sur une hausse de la part patronale.
5,4 millions de salariés utilisent les titres restaurant.
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