Le secteur du travail temporaire rénove la convention collective de ses salariés permanents


A la une (brève)

La fédération patronale Prism’emploi et trois organisations syndicales – CFDT, CFTC et l’Unsa – ont conclu, le 9 janvier 2026, un accord majoritaire visant à refondre en profondeur le statut des salariés permanents du travail temporaire. Ce texte doit encore être étendu par le ministère du travail avant une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2027. Il s’agit de la première rénovation d’ampleur d’un cadre conventionnel datant de 1986.

L’accord introduit plusieurs avancées sociales, parmi lesquelles la création d’une protection sociale complète incluant une couverture santé et prévoyance obligatoire. Il généralise également les titres restaurant dont la valeur minimale sera fixée à huit euros, avec une participation employeur d’au moins 50 %. Le texte prévoit par ailleurs une sensibilisation accrue des entreprises aux besoins spécifiques des femmes atteintes d’endométriose ainsi qu’aux enjeux liés aux salariés aidants.

Sur le volet organisation du travail, l’accord ouvre la possibilité de renouveler la période d’essai des CDI par accord écrit entre les parties. Il autorise également le recours au forfait jours annuel et instaure des garanties minimales pour les salariés volontaires travaillant de nuit ou exceptionnellement le dimanche, lorsque l’entreprise de travail temporaire bénéficie d’une dérogation au repos dominical.

Le secteur du travail temporaire compte aujourd’hui 31 900 salariés permanents, dont 80 % de femmes, pour un âge moyen de 37,5 ans.

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Anne Bariet
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH