“Le marché du recrutement commence à se rééquilibrer entre les attentes des salariés et des employeurs”


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L’année 2025 sera-t-elle celle du changement ? Plus d’un tiers des salariés se déclarent insatisfaits ou très insatisfaits de leur emploi actuel, selon la 12e étude annuelle de rémunération en France effectuée par le cabinet de recrutement Hays, dévoilée aujourd’hui. 35 % ont d’ailleurs changé d’emploi au cours des 12 derniers mois, principalement pour rejoindre une nouvelle entreprise. Parmi les motivations, 27 % mettent en avant le manque d’opportunités de carrière, 24 % un salaire insuffisant et 22 % un poste jugé peu stimulant. Les relations managériales entachent également la vie professionnelle. 21 % des salariés quittent leur entreprise en raison d’une mauvaise relation avec leur N+1.

Le travail temporaire et les prestations en freelances gagnent du terrain 

Leur projet pourra-t-il être mené à bien ? Contexte économique oblige, les entreprises demeurent prudentes sur leurs opportunités d’emploi à l’horizon de deux à cinq ans. Un tiers se disent même pessimistes. 78 % prévoient toutefois de recruter cette année. Mais si le CDI reste la norme, avec 70 % des embauches attendues, le travail temporaire et les prestations en freelances gagnent du terrain en France : “ces missions devraient représenter 26 % des recrutements en 2025”, indique Oualid Hathroubi, directeur Hays Paris.

Cette flexibilité est recherchée par 44 % des employeurs sondés pour répondre aux pics de demande Mais elle n’est pas la seule explication : le recours à des personnes externes est également plébiscité pour remplacer le personnel en congé ou en arrêt de longue durée (41 %), accéder à des compétences spécifiques pour des projets ponctuels (38 %) mais aussi pour faire face aux difficultés pour trouver des travailleurs en CDI (36 %).

La qualité de vie au travail, un critère qui la cote

La négociation salariale sera un point clef pour se décider. Mais les entreprises ne sont plus prêtes à tout pour recruter. Elles posent d’ores et déjà des limites en termes de rémunération. “Le marché du recrutement commence à se rééquilibrer, entre les attentes des salariés et des employeurs”, constate Oualid Hathroubi.

Signe de cette tendance : l’an passé, 22 % des salariés ont vu leur rémunération évoluer en postulant dans une nouvelle entreprise.

Selon cet expert, les candidats ont commencé à prendre la mesure de ces restrictions. Ils se montrent plus prudents. Si le salaire est important, ils vont être attentifs aux possibilités d’évolution, à la qualité du management, leurs champs d’intervention et à la qualité de vie au travail. D’ailleurs, “l’écart entre le salaire et la QVT s’est considérablement réduit depuis 20 ans”, assure Oualid Hathroubi. Le télétravail et les horaires aménagés mais aussi les jours de congés supplémentaires séduisent. “Pour 34 % des candidats, si leur entreprise réinstaurait le retour à 100 % en présentiel, ils décideraient de chercher du travail ailleurs”.  

“Désormais, il est nécessaire pour les entreprises de raisonner en termes de qualité de vie au travail et de valoriser un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle”, insiste Oualid Hathroubi.

Packages monétaires

A défaut de sonnant et trébuchant, les entreprises peuvent toutefois miser sur des packages salariaux. Les avantages le plus souvent offerts aux salariés sont : la mutuelle (42 %), les véhicules de sociétés ou indemnités kilométriques (31 %), les titres restaurant (29 %).  

A noter également parmi les tendances : la participation aux mobilités douces (aide à l’achat de vélo ou vélo cargo) et même des abonnements à Nexflix… Des petits plus qui, selon le cabinet de recrutement, “valorisent et modernisent la marque employeur”.

 

Trois secteurs à suivre selon le cabinet
  • Technology consulting : ce secteur est lié à l’innovation à la transformation digitale post-Covid. Parmi les domaines porteurs, le cloud, la data et la cybersécurité.
  • Santé : suite à la crise sanitaire, ce secteur connaît différentes évolutions notamment une augmentation du déséquilibre entre l’offre et la demande. Désormais “ce sont les salariés qui sont en position de force”. Les établissements, pour répondre à leurs besoins urgents de personnels, ont multiplié les CDD. “Les candidats peuvent choisir des remplacements dans des conditions de travail plus acceptables qui ne garantissent cependant pas la sécurité de l’emploi”.
  • Génie électrique & climatique et maintenance multitechnique : pour le cabinet, ce secteur connait une conjoncture très favorable depuis la reprise post-Covid en 2021. Les entreprises cherchent fortement à recruter mais les candidats eux restent très rares. Les métiers dans le secteur les plus en tension sont : ingénieur études de prix, conducteur de travaux et dessinateur/projeteur.
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Signature: 
Anne Bariet
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Dans son étude de rémunération 2025, dévoilée aujourd’hui, le cabinet de recrutement Hays passe au crible les salaires proposés dans 26 secteurs d’activité, selon le niveau d’expérience et dévoile les grandes tendances du recrutement. Tour d’horizon.
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH