Le forfait jours poursuit sa progression dans le privé


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En 2024, 2,4 millions de salariés du secteur privé en bénéficient du forfait annuel en jours, soit 15,1 % des salariés à temps complet, selon une étude publiée, hier, par la Dares. Depuis le début des années 2000, ce mode d’organisation du temps de travail a vu sa part plus que tripler.

Le dispositif concerne avant tout les cadres : 84,2 % des salariés au forfait jours appartiennent à cette catégorie, alors que les cadres ne représentent que 11,7 % des salariés à temps complet soumis à un décompte horaire classique. Plus d’un cadre sur deux (56,6 %) est désormais au forfait jours, contre seulement 3,1 % des non-cadres.

Le forfait jours est particulièrement répandu dans les secteurs de la finance, de l’assurance, de l’information-communication et des activités scientifiques et techniques. Sa progression s’étend toutefois à des secteurs où il restait jusqu’ici peu développé, comme la construction, l’enseignement privé ou encore la santé et l’action sociale.

Les salariés au forfait jours travaillent en moyenne davantage que les autres salariés à temps complet : 1 821 heures par an contre 1 613 heures pour les salariés décomptés en heures, soit un écart de 208 heures annuelles. Ils travaillent aussi plus souvent en soirée et recourent davantage au télétravail.

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Anne Bariet
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH