L’absentéisme au travail poursuit sa progression en France


A la une (brève)

Le taux d’absentéisme dans les entreprises françaises s’est établi à 5,9 % au premier semestre 2025, selon le baromètre publié, hier, par le courtier en assurances Verlingue. Cette hausse de 7 % en un an et de 12 % sur deux ans témoigne d’une tendance de fond qui touche inégalement les différentes catégories de salariés.

Les arrêts de courte durée (d’un à sept jours) progressent de 9 % depuis 2023 et concernent désormais 19,8 % des salariés. Ils affectent principalement les jeunes, les femmes et les employés. À l’autre extrémité du spectre, les arrêts longs (31 jours et plus) touchent en priorité les salariés de plus de 50 ans, les ouvriers et les femmes. En hausse de 13 % depuis 2023, ces absences prolongées ne concernent que 6,8 % des effectifs mais représentent à elles seules 71 % des jours d’absence.

Le coût de l’absentéisme s’alourdit parallèlement, avec une augmentation de 14 % sur un an. Cette évolution s’explique par “l’effet combiné de la revalorisation salariale et de la réforme des indemnités journalières de la sécurité sociale entrée en vigueur en avril 2025″», précise l’étude.

Autre phénomène notable : les arrêts très courts (moins de trois jours) connaissent une progression marquée de 18 % depuis 2022, que le baromètre met en lien avec la généralisation de la téléconsultation. En 2024, 7 % de ces arrêts ont été prescrits à distance, contre seulement 2 % en 2022.

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Anne Bariet
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH