Selon une enquête de l’observatoire Diot-Siaci, publiée hier, l’égalité salariale sera le sujet prioritaire des directions des ressources humaines en 2025. La directive européenne sur la transparence salariale n’est pas étrangère à cette soudaine attention. Car avec ce texte, qui devra être transposé d’ici à juin 2026, candidats et salariés en poste auront la possibilité de demander des comptes sur les pratiques salariales à leur employeur actuel ou futur.
Or, des efforts restent à faire : deux entreprises sur trois présentent aujourd’hui un écart de rémunération moyen supérieur à 5 %, toutes catégories socio-professionnelles confondues, en salaire de base et en rémunération totale. Dans le détail, le delta reste supérieur à 5 % dans au moins une catégorie socio-professionnelle pour près de neuf entreprises sur 10. Ainsi près de 90 % d’entre elles devront être en mesure de justifier ces écarts lorsque la directive sera transposée.
En outre, l’observatoire montre que les écarts de rémunération entre les sexes se creusent à différentes périodes de la vie professionnelle. Tout d’abord, entre 20 et 40 ans, période associée aux maternités. Puis à partir de 50 ans, pour les femmes cadres, bloquées par le “plafond de verre”, ce qui les empêche de gravir les échelons de la hiérarchie.
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