La féminisation des instances de gouvernance progresse


A la une (brève)

Selon une étude de l’observatoire Skema de la féminisation des entreprises, publiée hier, la loi Rixain commence à produire des effets concrets. En 2025, les femmes représentent 28,81 % des membres des comités exécutifs du CAC 40, contre seulement 6,3% en 2008. Sept entreprises respectent déjà simultanément les exigences des lois Copé-Zimmermann et Rixain : Accor, BNP Paribas, Kering, Engie, Publicis, Schneider Electric et Société Générale.

L’étude souligne un tournant récent : la féminisation ne repose plus sur l’élargissement artificiel des comités exécutifs, mais sur un remplacement progressif d’hommes par des femmes, signe d’un changement plus structurel dans certaines organisations.

Le plafond de verre, mesuré par l’écart entre la proportion de femmes parmi les ingénieurs et cadres et leur part au comité exécutif a été divisé par 2,5 depuis 2008. Il reste néanmoins significatif (8,9 points en 2025).

Certaines entreprises illustrent de façon frappante ces écarts. EssilorLuxottica, avec plus de 50 % de femmes parmi ses ingénieurs et cadres mais aucune au comité exécutif incarne le plafond de verre le plus épais du CAC 40. A l’inverse, Vinci se distingue par un écart quasi nul entre vivier et sommet exécutif, traduisant une politique de promotion plus proportionnée.

Pour Michel Ferrary, professeur à Skema, le “middle management compte plus que le top management. La féminisation ne peut se limiter aux sommets symboliques. Elle doit irriguer l’ensemble de l’organisation pour produire des effets durables sur la performance, la responsabilité et la création de valeur”.

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Anne Bariet
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH