Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier, la CFDT a réclamé la tenue d’une “large concertation sur l’emploi et les reconversions”, “afin d’en finir avec les politiques sociales low-cost”, selon les mots de sa secrétaire générale. “Chez Michelin et ailleurs, la CFDT avait fait des propositions depuis plusieurs années. Mais les employeurs préfèrent dialoguer avec nous, quand on est au pied du mur, et qu’on en est à discuter des conditions de départ ou reclassement très minimaliste”, a déploré Marylise Léon.
Cette dernière suggère :
- “d’obliger les entreprises à mobiliser tous les outils existants permettant d’éviter les licenciements” ;
- de “créer des droits socles universels de reconversion pour les travailleurs dont les postes sont supprimés” ;
- de “responsabiliser les employeurs sur les aides publiques perçues” notamment en refusant d’homologuer les PSE des entreprises n’ayant pas rendu public le bilan de ces aides ;
- “d’interdire les fermetures de site ou d’établissement qui n’ont pas entrepris en amont tous les efforts de recherche d’un repreneur”.
Interrogée sur le projet d’une nouvelle APD rebond qui inciterait les employeurs à former les salariés en activité partielle, Marylise Léon a indiqué : “Il y a encore trop peu de personnes en formation lors de l’activité partielle longue durée (APLD). On veut pouvoir peser. Il faut que ce soit un objet de dialogue social dans les entreprises, en termes de maintien de l’emploi”.
Constatant d’autre part que l’agrément de l’accord sur l’assurance chômage est en cours d’instruction, la dirigeante syndicale a demandé au Parlement et au futur gouvernement de transposer les autres accords des partenaires sociaux sur les seniors et les CSE.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH