Jean-Pierre Farandou, 68 ans, président-directeur général de la SNCF, a été nommé hier soir ministre du travail et des solidarités dans le gouvernement Lecornu II. Emmanuel Macron ayant finalement décidé de reconduire Sébastien Lecornu comme Premier ministre, vendredi dernier alors que ce dernier avait remis sa démission au président de la République le 6 octobre.
Diplômé de l’École des mines de Paris, Jean-Pierre Farandou a fait l’essentiel de sa carrière au sein du groupe ferroviaire.
Il y occupe d’abord différentes fonctions avant d’être nommé directeur général de Keolis Lyon en 2004, puis directeur général de la division transport public de la SNCF, en 2006, directeur général de SNCF proximités et directeur général adjoint de la SNCF, en janvier 2012.
En 2014, il devient président du conseil d’administration de l’Union des transports publics et ferroviaires. Parallèlement, il est promu président du directoire de groupe Keolis, en 2012 puis président directeur général de la SNCF, en 2019.
Un accord fin de carrière signé en 2024
À son actif figure notamment l’accord de fin de carrière des cheminots signé en avril 2024 avec les quatre syndicats représentatifs (Unsa, CGT, Sud, CFDT). Ce texte prévoit une cessation anticipée d’activité de 18 mois pour les salariés justifiant d’au moins 15 ans d’ancienneté, rémunérée à 75 %. Pour ceux exposés 20 ans à des facteurs de pénibilité, le dispositif s’étend à 24 mois (30 mois si le salarié a été exposé pendant au moins 25 ans), rémunérés à 100 % pendant la période travaillée, 75 % pendant la période non travaillée.
Cet accord avait été vivement critiqué par Bruno Le Maire, alors ministre de l’économie, qui estimait qu’il allait “à l’encontre des objectifs recherchés par la réforme des retraites” et donnait “un sentiment de deux poids deux mesures”. Jean-Pierre Farandou avait répondu lors de son audition au Sénat en mai 2024 que ce sont les pouvoirs publics qui avaient demandé à l’entreprise d’ouvrir ces discussions.
Il devait initialement quitter la tête du groupe public en juillet. Jean Castex, actuel PDG de la RATP, est annoncé pour lui succéder mais l’absence de gouvernement a retardé son installation à la tête du groupe.

Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH