Dans un courrier adressé samedi 29 novembre aux partenaires sociaux, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, accepte d’abandonner la lettre de cadrage de François Bayrou sur l’assurance chômage. Ce document, envoyé mi-août aux syndicats, exigeait deux milliards d’euros d’économies.
Jean-Pierre Farandou réduit ce chiffre à 400 millions mais fixe ses conditions :
- engager les négociations interprofessionnelles prévues sur les ruptures conventionnelles. La première séance devrait avoir lieu ce mercredi 3 décembre ;
- fixer un calendrier permettant d’aboutir à un accord d’ici fin janvier.
“Si cette négociation ne devait pas aboutir dans les délais, au regard du contexte dégradé des finances publiques, le gouvernement serait conduit à prendre à nouveau ses responsabilités”, prévient le ministre du travail.
Il indique également que le gouvernement procèdera, comme pour les accords sur les seniors et le dialogue social, à la transposition et à la promulgation des dispositions des accords de novembre 2024 sur les primo-entrants à l’assurance chômage, ainsi que de celles du dernier accord sur le bonus-malus.
Rappelons que Force Ouvrière avait conditionné sa participation à la conférence sociale “Travail et retraites” au retrait de la lettre de cadrage de François Bayrou. C’est chose faite. Cependant, selon nos informations, la séance plénière du 5 décembre pourrait être ajournée à début janvier à la demande de plusieurs organisations notamment afin de ne pas traiter dans la conférence sociale de débats qui relèvent actuellement des discussions sur le PLFSS pour 2026.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH