Les chefs de file des organisations syndicales et patronales se sont retrouvés hier au Medef dans le cadre de la négociation relative aux groupes de protection sociale.
Au cœur de cette séance, les moyens dont disposent les administrateurs pour remplir leur mandat. Pour mémoire, ils sont désignés par les confédérations, siègent dans les conseils d’administration et participent à la gouvernance des groupes de protection sociale. Ces “GPS” assurent à la fois une mise en œuvre des régimes de retraite complémentaire Agirc-Arrco et proposent des solutions de protection sociale (santé, retraite, prévoyance) grâce aux mutuelles, institutions de prévoyance et sociétés d’assurance qui leur sont affiliées.
Pour renforcer l’attractivité des mandats des administrateurs, les organisations syndicales souhaitent développer leurs moyens individuels dans la préparation des réunions et leurs autorisations d’absence. Il n’est en revanche pas question de les rémunérer.
Selon Jocelyne Cabanal (CFDT), la réunion d’hier a acté une prise en charge de leur temps d’absence pour participer aux instances, se préparer aux réunions et se former. Les temps de préparation collectifs sont déjà pris en charge dans le règlement de l’Agirc-Arrco.
A la CGT, Denis Gravouil souhaite également une prise en charge pour tous les types de mandats et des frais de garde d’enfant : “Ils n’en ont pas voulu mais ils reviennent vers nous la prochaine fois”.
Éric Gautron (FO) déplore le manque d’empressement des organisations patronales : “Les moyens des administrateurs restent le dernier grand sujet. Or, certaines organisations ont fait mine de se fâcher pour mettre la pression et la CPME joue une carte restrictive : elle refuse d’aborder la question du statut protecteur”. Il souligne également que le temps de préparation est souvent pris sur le temps personnel des administrateurs ou pendant leurs déplacements.
A la CFTC, Frédéric Romain inclut également les heures de garde de nuit pour les administrateurs ayant un enfant en bas âge.
Côté Medef, Jean-Eudes Tesson tente de mettre en avant les points de consensus : “Nous sommes d’accord sur le principe de donner aux administrateurs les moyens d’exercer leurs mandat. Mais nous n’avons pas tranché par exemple les autorisations d’absence. Chez AG2R, les administrateurs peuvent représenter jusqu’à 20 % de l’effectif. Leur absence représente donc une contrainte d’organisation pour l’entreprise”. Le Medef propose deux heures par chef de file et par réunion (avec la possibilité de forfaitiser par trimestre ou par mois), les syndicats en voudraient trente par administrateur…
Deux prochaines réunions ont été prévues les 5 et 18 février 2025.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH