A l’occasion du sommet de l’intelligence artificielle qui se déroule à Paris la semaine prochaine, Matignon a diffusé un dossier de presse présentant les atouts de la France en matière de développement et d’usage de ces technologies (en pièce jointe). Le gouvernement souligne quelques points forts de notre économie (électricité décarbonée, infrastructure adaptée pour les data centers, etc.), qui se classe au 3e rang mondial pour le nombre de chercheurs spécialisés en IA et qui compte 1 000 starts ups dans ce domaine.
Le gouvernement donne quelques exemples de déploiement de l’IA dans ses politiques publiques, le but étant de “permettre à chaque agent de bénéficier d’assistants IA capables de leur faire gagner du temps et de l’efficacité dans leurs tâches administratives quotidiennes”, tous les ministères devant avoir une solution disponible sous 12 mois :
- France Travail renforce son partenariat avec la start up Mistral : ChatFT, un chatbot connecté à la documentation interne et juridique de France travail, “permet aux conseillers France travail d’accéder rapidement aux informations nécessaires et de réduire leur temps de recherche”. L’outil MatchFT permet aussi de mieux faire coïncider les employeurs en recherche et les demandeurs d’emploi, via “des conversations guidées par l’IA générative, par SMS, vocal ou moteur de recherche” ;
- le LaborIA, lancé par le ministère du travail avec l’Inria dès 2021, continue sa mission : “faire évoluer les pratiques des organisations, à travers des actions de dissémination des connaissances et d’outils et d’animation du débat public sur l’enjeu majeur de l’IA” ;
- utilisation de l’IA au ministère de la justice pour l’anonymisation des décisions de justice préalablement à leur diffusion en open data, réalisation de synthèses “pour faire gagner du temps aux magistrats et aux greffes” ;
- recours à l’IA pour l’outil LIRAe afin d’améliorer la gestion des dossiers environnementaux, etc.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH