Dévoilée le 22 janvier, une étude menée par KPMG en partenariat avec le collectif EnthousIAstes dresse un état des lieux de l’usage de l’intelligence artificielle dans les fonctions supports, et en particulier dans les ressources humaines. Premier constat : l’IA s’est déjà invitée dans le quotidien des équipes RH, mais essentiellement sous la forme d’un outil d’appui.
Les déploiements se concentrent sur des usages à faible risque et à impact immédiat : rédaction de contenus, traitement de volumes importants d’informations ou encore amélioration de la réactivité. “Près de deux tiers des services RH interrogés déclarent avoir testé ou intégré l’IA dans leurs communications ou leurs processus de recrutement, avec un gain notable sur les délais de production”.
Pour autant, la transformation des métiers reste limitée. L’IA s’intègre dans les outils existants sans bouleverser les rôles : elle automatise certaines tâches simples, mais ne modifie pas encore le partage de responsabilités entre humains et machines.
Les perspectives d’automatisation demeurent prudentes. A horizon trois ans, seule une fraction des activités RH apparaît réellement automatisable, principalement dans les fonctions administratives. L’administration du personnel et la paie figurent parmi les plus exposées. A l’inverse, le recrutement, la formation, la gestion des talents ou les fonctions de business partner continuent de reposer largement sur l’expertise humaine : l’IA y est perçue comme un soutien, non comme un remplaçant.
Cette retenue s’explique par une confiance encore partielle dans les capacités de l’IA, notamment pour les activités impliquant un accompagnement des collaborateurs ou des décisions sensibles. Dans ces domaines, la technologie est jugée utile tant que l’arbitrage final reste humain.
En définitive, les métiers RH demeurent globalement inchangés, simplement augmentés d’une couche d’IA qui améliore l’efficacité sans redéfinir les contours de la profession.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH