Le contentieux lancé par la fédération métallurgie de la CFDT, la FGMM, concernant l’interprétation de l’article 140 de la nouvelle convention collective nationale de la métallurgie, a donné lieu à une audience le 7 octobre au tribunal de Paris. La décision sera rendue le 2 décembre prochain, le juge invitant d’ici là le syndicat à entrer en discussion avec l’UIMM, l’union patronale de la branche. “La FGMM ne ferme pas la porte du dialogue social, mais défendra avec détermination l’intention du texte et sa signature de la convention collective”, explique la CFDT.
Le syndicat conteste l’interprétation faite par le patronat du secteur de deux points de l’article 140 qui concernent les primes d’ancienneté provenant d’un accord collectif et les primes liées aux organisations du travail. Alors que l’UIMM estime que ces deux primes doivent être incluses dans le calcul du salaire minimum, la FGMM s’y oppose en jugeant qu’il s’agit de supplément de rémunération : “Sinon, comment récompenser les contraintes que sont le travail en équipe ou de nuit s’il n’y a pas de différence de salaire entre un salarié de nuit et un de jour ?”
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