Congé supplémentaire de naissance : “dans la période actuelle, il n’y a pas tant de droits nouveaux qui sont posés”


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L’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis) a reçu mardi 27 janvier 2026 le directeur général de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf), Nicolas Grivel. Même si la Cnaf ne gère pas en direct le congé supplémentaire de naissance, Nicolas Grivel a apporté des précisions sur la mise en œuvre de ce nouveau dispositif entré en vigueur le 1er janvier 2026 pour des versements effectifs à compter du 1er juillet.

Le congé supplémentaire de naissance est “une priorité politique car c’est nous qui finançons le dispositif et notre gouvernance – les administrateurs et les partenaires sociaux – attendaient ce dispositif depuis longtemps”, indique Nicolas Grivel. La Cnaf est ainsi “engagée dans la discussion y compris avec [ses] publics sur l’information sur le dispositif”.

Il devrait être “mobilisé assez conséquemment”

“C’est un dispositif très intéressant ; dans la période actuelle, il n’y a pas tant de droits nouveaux qui sont posés. Il renvoie à des effets sociologiques qu’on connait bien. Le congé maternité implique de laisser son enfant assez jeune dans une solution d’accueil. Le congé paternité est quant à lui monté en puissance. Il rejoint donc le sujet de partage des responsabilités et des tâches y compris dans les premières semaines et les premiers mois de la vie et beaucoup de choses se jouent à ce moment-là. Ce sera l’un des sujets de voir quelle part des pères s’en saisiront alors que le congé de naissance mêle éléments de continuité et indemnisation plus importante du dispositif actuel.  On pense que ce dispositif va être mobilisé assez conséquemment”.

Un dispositif financé par la Cnaf mais géré par la Cnam

Toutefois comme le rappelle Nicolas Grivel c’est l’Assurance maladie qui a la délicate charge de rendre le dispositif opérationnel d’ici au 1er juillet. “C’est l’Assurance maladie qui en assure la gestion car c’est un dispositif proportionnel au salaire calqué sur la logique des indemnités journalières ; ce sont eux qui gèrent déjà les congés maternité, paternité qui sont sur cette même logique. Cela aurait été absurde que nous développions de notre côté nos propres solutions pour gérer ce type de dispositif alors même que ça s’inscrit dans la continuité assez naturelle d’un congé maternité ou d’un congé paternité. Nous travaillons donc en partenariat avec l’Assurance maladie mais ce sont eux qui en ont la charge et la complexité”.

Nicolas Grivel a tenu à rappeler la course contre la montre dans laquelle le gouvernement est engagé à la suite de l’avancement d’un an de l’entrée en vigueur du congé de naissance par les députés. “C’est un gros défi car le Parlement a souhaité accorder des droits à partir du 1er janvier 2026. Les droits sont créés [dès cette date] pour les personnes dont naissances – et même les termes – sont prévus à partir du 1er janvier mais ils ne pourront prendre leur congé qu’à partir du 1er juillet. Je pense que chacun peut comprendre qu’on ne peut pas, en trois semaines, créer un dispositif de la sorte et le rendre opérationnel”. Il l’assure : à la Cnam “ils seront prêts pour le mettre en place et le gérer”.

► Rappelons toutefois que les décrets d’application sont toujours en attente de publication.

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Florence Mehrez
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Le directeur de la Caisse nationale d’allocations familiales, Nicolas Grivel, l’assure : tout sera prêt le 1er juillet pour le congé de naissance. Devant les journalistes de la presse sociale, il s’est félicité de ce nouveau droit dont il pense qu’il sera “mobilisé assez conséquemment”.
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH