Alors que l’expérimentation portant sur le CDD-multi-remplacement doit prendre fin le 13 avril 2025, selon un décret du 10 juin 2024, la Direction générale du travail dresse, dans un rapport, un bilan plutôt positif du dispositif. A tel point qu’une pérennisation pourrait “être envisagée en tenant compte des limites observées”.
Dans le détail, parmi les entreprises qui ont eu recours au dispositif, “les motivations invoquées (…) reflètent des objectifs de stabilisation des effectifs, d’optimisation de la gestion des ressources humaines et de maîtrise des coûts”, indique le rapport. De plus, le recours à ce type de contrat traduit “un besoin de réduire le turn-over et d’assurer une meilleure continuité des équipes particulièrement dans les secteurs en tension”. Le CDD multi-remplacement apparaît ainsi “comme un outil de réponse aux difficultés de vacance de poste”. Par ailleurs, le dispositif est perçu comme “un outil efficace pour simplifier les processus RH et réduire les coûts de gestion”.
A noter : le motif de remplacement est dans la grande majorité des cas le remplacement de salariés absents pour congés payés (63 %), loin devant remplacement de salariés absents pour maladie (22 %).
Pour rappel, le CDD multi-remplacement permet, de manière dérogatoire, la conclusion d’un seul contrat de travail pour remplacer plusieurs salariés absents en même temps ou successivement.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH