L’été dernier, entre le 1er juin et le 15 septembre 2024, l’inspection du travail a mené plus de 1 700 interventions. Et les constats réalisés sont plutôt inquiétants.
Dans les secteurs où les travailleurs sont employés en extérieur (BTP, agriculture, spectacle de plein air), les agents de contrôle ont pu observer :
- la réalisation de travaux physiques sous des températures très élevées ;
- l’absence ou l’insuffisance d’eau potable;
- l’absence ou la non-conformité des installations sanitaires et de restauration ;
- l’absence d’ombre et d’aménagement des horaires.
Dans les secteurs où les travailleurs sont employés en intérieur (commerce, restauration, boulangerie…) les constats portent principalement sur le dysfonctionnement du système de renouvellement mécanique de l’air et/ou de la climatisation (ou absence) et la fourniture d’eau.
Dans 90 % des cas, ces contrôles ont donné lieu à des courriers d’observation et des mises en demeure.
A noter que sept accidents du travail mortels en lien probable avec la chaleur ont été recensés. Ces accidents sont survenus pendant des périodes de vigilance verte et jaune.
Cependant, tout n’est pas négatif. Les inspecteurs du travail ont également constaté des bonnes pratiques permettant d’anticiper les risques liés à l’exposition à la chaleur et d’organiser le travail :
- l’aménagement des horaires ;
- l’augmentation du nombre de pauses ;
- de l’eau fraîche au poste de travail ;
- l’information des salariés ;
- des salles de repos climatisées ;
- pas de travailleur isolé ;
- des vêtements de travail adaptés…
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH