Alors que deux séances publiques devaient se tenir vendredi 16 et lundi 9 janvier sur le projet de loi de finances pour 2026, le Premier ministre a décidé de les annuler et de remettre les débats à demain, mardi 20 janvier.
Pour faire passer son budget, le gouvernement va-t-il choisir d’utiliser l’article 49.3 ou les ordonnances de l’article 47 de la Constitution ? La première option lui permettrait d’envisager un accord de non-censure avec le Parti socialiste mais reviendrait à renier sa parole de ne pas l’utiliser. La seconde présente plus de risques constitutionnels, n’ayant jamais été utilisée sur un budget.
Dans sa déclaration à Matignon vendredi 16 janvier en fin de journée, le Premier ministre n’a pas précisé ses intentions. “Rien n’est exclu”, a dit dans la foulée la porte-parole du gouvernement. Mais le Premier ministre a toutefois annoncé des changements dans le but de lui éviter une censure, du moins de la part du PS, en cas de recours à l’article 49.3.
Sébastien Lecornu a en effet annoncé :
- une augmentation de 50 euros par mois pour la prime d’activité, ce complément de revenus pour les bas salaires qui devrait profiter à 3 millions de ménage ;
- l’absence d’augmentation d’impôt avec la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu ;
- la poursuite du soutien à l’apprentissage ;
- l’absence de baisse des allocations chômage et des allocations pour les personnes handicapées etc.
Le Premier ministre n’a pas évoqué la fiscalité des entreprises.
Reste à savoir aussi, dans le cas où ce budget serait adopté, s’il comprend la taxe prévue de 50 euros pour toute action aux prud’hommes ou devant le tribunal judiciaire.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH