La présidentielle de 2027 semble lancée. Bruno Retailleau, sénateur LR de Vendée, a présenté à la presse, le 7 janvier 2026, ses propositions “pour la France” sur le travail, accompagné de l’ancien président de la CPME, François Asselin.
Première proposition : revaloriser le travail grâce à un dispositif “zéro cotisation”. Concrètement, il s’agit de supprimer les 35 heures, d’instaurer une durée de travail légale à hauteur de 1 623 heures et – s’agissant des heures réalisées en sus – de les exonérer de cotisations sociales et d’impôt à l’exception de la CSG et de la CRDS.
S’agissant des salariés seniors, Bruno Retailleau souhaite faciliter le cumul entre la retraite et un emploi. Il vise ceux ayant tous leurs trimestres. Si le salarié n’a pas encore atteint l’âge léglal de départ à la retraite, il bénéfice des avantages du dispositif “zéro cotisations”. S’agissant de ceux ayant atteint l’âge de la retraite, s’ajoutent à l’exonération de cotisations un cumul partiel entre revenu d’activité et pension, celle‑ci étant minorée de 30 % du revenu d’activité, et la suppression du délai de carence de six mois pour conserver un emploi chez le même employeur.
Enfin, le sénateur LR veut reprendre le “décret Attal” en matière d’assurance chômage tout en le complétant par d’autres mesures :
- rendre effective l’offre raisonnable d’emploi en supprimant les allocations chômage au bout du 3è refus ;
- limiter la durée d’indemnisation et plafonner l’allocation en cas de rupture conventionnelle ;
- revenir à une référence d’indemnisation nationale pour les travailleurs transfrontaliers ;
- et dans un souci de limiter la permittence (alternance de périodes d’emploi et de chômage), accélérer la dégressivité des allocations et allonger la période permettant la recharge de droits à assurance chômage.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH