Interrogée par les Echos au sujet de l’accord des partenaires sociaux qui prévoit une négociation en 2025 sur la valorisation des parcours syndicats tout en demandant au gouvernement de supprimer la limite des trois mandats successifs au CSE, la ministre du travail répond ceci : “Sur les parcours syndicaux, l’intention initiale était de rajeunir et renouveler. Mais si patronat et syndicats disent qu’il y a des améliorations à apporter, je veux les écouter. Il n’y a pas de dogme (…) Les accords sont encore à la signature des partenaires sociaux. Mais notre intention est bien de transposer fidèlement, sachant que certaines mesures sont d’ordre législatif”.
Astrid Panosyan-Bouvet estime par ailleurs que l‘accord sur les seniors va contribuer à “changer le regard sur les seniors au travail” et elle annonce vouloir simplifier l’utilisation du Fipu (fonds d’investissement pour la prévention de l’usure professionnelle), seules six branches ayant “finalisé le processus pour en bénéficier” : “Je veux rendre l’utilisation du Fipu plus simple et que les branches négocient davantage sur la liste des métiers exposés“.
Par ailleurs, la ministre du travail confirme vouloir lancer au premier trimestre 2025 une nouvelle conférence travail centrée sur la santé au travail : “Nous voyons, à l’occasion du débat sur la forte augmentation des arrêts de travail, à quel point ce sujet est important (..) Il faut s’attaquer au fond du problème. Le coût des arrêts de travail dans le privé pour la Sécurité sociale a explosé pour atteindre 17 milliards d’euros. Environ 60 % de la hausse sont liés au vieillissement de la population et à la hausse du Smic mais 40 % sont liés à d’autres facteurs. L’idée de la conférence travail est justement de les comprendre et trouver des solutions pour l’année prochaine, avec un juste équilibre entre responsabilité individuelle, responsabilité de l’entreprise et solidarité nationale”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH