Dans une interview à La Tribune du dimanche 30 mars, la ministre en charge du travail et de l’emploi annonce qu’elle va demander aux partenaires sociaux de négocier, “en avril pour, j’espère, aboutir en juin”, “une simplification de l’accès aux dispositifs de transition professionnelle pour permettre à tous les salariés de poursuivre leur carrière”.
Astrid Panosyan-Bouvet évoque par ailleurs “une grande campagne de communication” en mai et juin “pour aider au maintien dans l’emploi et encourager le recrutement” des salariés de plus de 50 ans. Elle précise qu’elle attend des actuelles discussions sur les retraites “des améliorations pour les femmes”. S’agissant de la réintégration des critères de pénibilité supprimés en 2017, la ministre se contente de constater : “L’ancien compte pénibilité était trop complexe. Les régimes spéciaux sont mal ciblés. A ceux qui sont autour de la table de discuter de la meilleure alternative”.
Interrogée sur le fait que les travailleurs expérimentés sont “les premiers à partir dans les plans de restructuration”, la ministre répond qu’elle a demandé aux services de l’Etat “d’être très attentifs quand ils homologuent ces plans” de restructuration.
Enfin, Astrid Panosyan-Bouvet se dit “favorable à ce que les CSE aient accès aux données sur les aides” (publiques aux entreprises)…”mais n’oublions pas que ces aides sont également là pour compenser des normes mais aussi des prélèvements fiscaux et sociaux particulièrement élevés sur les entreprises françaises”.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH