Arrêts maladie : les salariés de moins de 29 ans et de 60 ans et plus contribuent pour plus de moitié à la hausse des dépenses


A la une (brève)

La sonnette d’alarme n’en finit pas d’être tirée sur la progression des arrêts maladie. 

Après la Cour des comptes lundi, et le gouvernement mardi, c’est au tour du Comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie de s’alarmer dans un avis rendu le 15 avril 2025. Les indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) ont représenté 26,1 % de la croissance des dépenses du sous-objectif des soins de ville en 2024.

“Sur le champ du régime général de sécurité sociale, la croissance en volume des indemnités journalières en 2024 (+ 3,9 points, contre + 3,6 points en valeur) dépasse celle qui pouvait être constatée en moyenne entre 2016 et 2019. Les deux classes d’âge extrêmes (les moins de 29 ans et les 60 ans et plus) contribuent pour plus de moitié à la hausse des dépenses ; c’est aussi pour ces deux classes d’âge que le nombre moyen de jours d’arrêt de travail augmente le plus”, constate le Comité. 

S’agissant des arrêts AT-MP, le Comité souligne une croissance de 8 % pour l’ensemble des régimes après correction des jours ouvrés et des variations saisonnières. Une progression “principalement attribuable à la hausse du nombre de jours d’arrêt de travail indemnisés (effet volume), alors que celle du montant moyen de l’indemnité versée (effet prix) avait eu un impact prépondérant en 2023 comme en 2022, sous l’effet des revalorisations du Smic”.

Le Comité rappelle que depuis le 1er avril 2025, le plafond du revenu d’activité pris en compte pour calculer les indemnités journalières maladie a été abaissé de 1,8 à 1,4 Smic.

Le prochain avis sera rendu en juin.

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Florence Mehrez
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH