En 2021, parmi les entreprises de 10 salariés ou plus et les sociétés cotées de moins de 10 salariés du secteur privé, 1,5 % ont mis en place de l’actionnariat salarié, indique une publication de la Dares parue hier. Plus de 700 000 salariés en bénéficient. L’actionnariat salarié est plus fréquent dans l’industrie (1,7 % des entreprises) que dans la construction (1,3 %) et le tertiaire (1,5 %). Certains secteurs des services y recourent toutefois davantage, comme les activités financières et d’assurance (5,7 %), ainsi que l’information-communication (4,8 %). L’actionnariat salarié croît avec la taille de l’entreprise : 19,3 % des entreprises de 1 000 salariés et plus y recourent, contre 0,9 % des entreprises de 10 à 49 salariés.
La forme la plus répandue d’actionnariat salarié est l’acquisition d’actions dans le cadre d’un plan d’épargne entreprise (PEE) “en direct” ou via un fonds commun de placement collectif (FCPE). 44 % des entreprises effectuant au moins une opération d’actionnariat salarié ne recourent qu’au support du PEE en 2021, ce qui représente environ 1 600 entreprises. Cette part s’élève à 26 % pour les entreprises cotées et 56 % pour les entreprises appartenant à un groupe coté, qu’elles soient cotées ou non. Ces dernières privilégient, dans 64 % des cas, l’actionnariat sans recourir au PEE.
En 2021, 73,9 % des entreprises effectuant de l’actionnariat salarié mettent également en place au moins un dispositif d’épargne salariale (participation, intéressement, plan d’épargne entreprise, ou plan d’épargne retraite collectif). Le cumul de l’actionnariat salarié avec les dispositifs d’épargne salariale est beaucoup plus fréquent dans les entreprises de grande taille. Seules 54,4 % des entreprises de moins de 50 salariés pratiquant l’actionnariat salarié mettent en place parallèlement un ou plusieurs dispositifs d’épargne salariale. Dans les entreprises de 1 000 salariés ou plus, le cumul est quasi-systématique.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH