De plus en plus d’assurés s’interrogent sur le fait d’exercer une activité professionnelle tout en étant retraité. Mais qui sont ceux qui sautent le pas, que ce soit en recourant au cumul emploi-retraite ou à la retraite progressive ? L’Agirc-Arrco a publié un focus sur le sujet lundi, avec un constat surprenant : en fonction du dispositif choisi les profils sont très différents, pour ne pas dire diamétralement opposés.
Côté retraite progressive, parmi les 13 640 nouveaux allocataires Agirc-Arrco ayant liquidé une partie de leur pension dans ce cadre en 2022 70 % étaient des femmes. Leur âge moyen est de 60 ans et 11 mois, près de 9 sur 10 gardent un temps de travail supérieur à 50 % au démarrage et le salaire reste prépondérant puisqu’il représente en moyenne 4 fois la pension globale. En cumulant les deux, le revenu moyen des concernés s’élève à 3 445 euros.
A l’inverse, les hommes sont surreprésentés au sein des 381 000 assurés en situation de cumul emploi-retraite à l’Agirc-Arrco (53 %). Dans leur cas, la pension représente 66 % du revenu, ce dernier étant moindre qu’en retraite progressive (2 678 euros) alors même que l’âge de départ est plus élevé (62,2 ans). Enfin, les secteurs d’activité diffèrent : un quart des personnes qui cumulent leur retraite avec un emploi travaillent pour un particulier employeur (+21 points par rapport à l’ensemble des actifs en emploi du secteur privé), tandis que la retraite progressive est plus courante dans le secteur de la santé et de l’action sociale (21 %).
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH