1er mai : l’intersyndicale appelle les parlementaires à s’opposer au projet de loi


A la une (brève)

L’intersyndicale a publié, hier, un communiqué commun sur le 1er mai. Alors que le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres mais n’est pas encore à l’ordre du jour du Parlement, les huit organisations (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) continuent de dénoncer “une première brèche” : “A chaque fois qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle”. 

L’intersyndicale dénonce l’extension de la dérogation au travail salarié que porte le projet de loi, les exploitants des commerces pouvant déjà ouvrir leurs portes le 1er mai sans leurs salariés. Quant à la limitation aux artisans boulangers et fleuristes, elle constitue selon eux une façade : “des grands groupes (…) seraient demain nombreux à pouvoir se prévaloir de la nouvelle dérogation du fait de découpages fréquents en petites entités permettant d’entrer dans la catégorie dite artisanale”.

Ils critiquent également le volontariat du salarié : “Ajouté pour rassurer, il n’existe pas, du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les petites entreprises. (…) Les employeurs obligeront les salariés à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouvelles et nouveaux salariés”.

L’intersyndicale semble en tout cas ouvrir désormais une période de lobbying parlementaire : elle  appelle les députés et sénateurs “à s’opposer à toute tentative de remise en cause du 1er mai aux dépens des salariés mais aussi des petits commerces indépendants de proximité au profit des grand groupes, en rejetant le projet de loi présenté le 16 juin 2026”.

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Anne Bariet
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Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH