À quelques semaines de l’entrée en vigueur de la directive européenne sur la transparence salariale, prévue en juin 2026, les offres d’emploi en France restent encore largement peu transparentes sur les rémunérations. Selon une étude du site d’offres d’emploi Indeed, publiée hier, seules 43 % des annonces mentionnaient un salaire en mars 2026.
Lorsque la rémunération est précisée, les employeurs privilégient le plus souvent des fourchettes salariales plutôt qu’un montant fixe. Cette pratique, adoptée dans 24 % des offres, leur permet de conserver une marge de négociation en fonction du profil des candidats. Les salaires exacts apparaissent davantage dans les métiers rémunérés à l’heure, souvent liés à des postes opérationnels ou à fort turnover.
L’étude souligne également les attentes des candidats : 66 % des salariés et chercheurs d’emploi se disent plus enclins à postuler lorsqu’une fourchette salariale est indiquée, tandis que 74 % estiment que cette information devrait être systématiquement mentionnée dans les annonces.
Cet article provient du site Editions Législatives - ActuEL RH